Croissance
La doctrine de la Croissance spirituelle est une pierre angulaire de la théologie protestante évangélique, fondant le voyage du croyant de la régénération à la glorification. Loin d'être un concept purement psychologique ou sociologique, la Croissance dans la foi est un impératif biblique et une œuvre divine progressive dans la vie de l'individu et de la communauté. Elle englobe l'expansion de la connaissance de Dieu, l'approfondissement de la sainteté, la maturité dans la foi et la fructification dans le service et l'amour.
Cette analyse théologique cherche à explorer le terme biblique de Croissance dans toute sa profondeur, en traçant ses racines dans l'Ancien Testament, en développant sa signification dans le Nouveau Testament, en examinant sa centralité dans la théologie paulinienne, en décrivant ses différents aspects et applications, et enfin en le reliant à la vie pratique du croyant. La perspective adoptée est celle de la théologie réformée conservatrice, avec un accent sur l'autorité infaillible des Écriture(s), la centralité du Christ et les doctrines de la sola gratia et de la sola fide.
Comprendre la Croissance est fondamental pour une foi solide et une vie chrétienne authentique, car elle nous rappelle que le salut n'est pas un point final statique, mais le début d'une transformation continue opérée par le Saint-Esprit. L'appel à croître est une invitation à la persévérance, à l'obéissance et à la recherche incessante de la conformité à l'image du Christ, le modèle suprême de Croissance dans toutes les sphères.
1. Étymologie et racines dans l'Ancien Testament
Le concept de Croissance dans l'Ancien Testament est multifacette, exprimé à travers divers mots hébreux qui désignent l'augmentation, le développement et la prolifération, tant au sens littéral que métaphorique. Bien qu'il n'existe pas de terme hébreu unique qui encapsule toute la richesse de la Croissance spirituelle telle que nous la comprenons dans le Nouveau Testament, la base de cette compréhension est solidement établie dans les récits, la loi, les prophètes et la littérature sapientiale.
L'un des mots hébreux les plus pertinents est tsamach (צָמַח), qui signifie "germer", "bourgeonner" ou "faire croître". Il est fréquemment utilisé pour décrire la Croissance des plantes et de la végétation, comme dans Genèse 2:5, où Dieu fait germer toute plante des champs. Son usage s'étend cependant aux contextes prophétiques, où il désigne le "Rameau" ou "Germe" messianique qui jaillira de la maison de David, comme dans Ésaïe 4:2 et Jérémie 23:5. Ce "Germe" est une figure de Croissance divine et messianique, apportant justice et salut, indiquant un développement progressif de la révélation de Dieu.
Un autre terme important est gadál (גָּדַל), qui signifie "être grand", "croître", "grandir". Il est utilisé pour la Croissance physique des individus, comme dans Genèse 21:8, qui décrit la Croissance d'Isaac. Mais il est aussi appliqué à la Croissance en puissance, en influence ou en honneur, et à la glorification du nom de Dieu. Lorsque Dieu promet de faire d'Abraham une grande nation (Genèse 12:2), l'idée de Croissance et de multiplication est centrale, non seulement en nombre, mais en signification et en impact sur l'histoire du salut. La nation d'Israël, tout au long de son histoire, est décrite comme croissant et se multipliant sous la bénédiction de Dieu, malgré les adversités, démontrant la puissance divine de Croissance et de préservation.
Le mot rábáh (רָבָה) est également fondamental, signifiant "se multiplier", "augmenter en nombre" ou "être nombreux". Depuis le mandat créationnel "d'être féconds et de se multiplier" (Genèse 1:28), la multiplication est un thème récurrent, associé à la bénédiction divine et à la formation du peuple de Dieu. La Croissance démographique d'Israël en Égypte, qui devient une menace pour le Pharaon, est un exemple vivant de la promesse de Dieu s'accomplissant (Exode 1:7). Cette Croissance numérique n'est pas purement biologique, mais théologiquement significative, pointant vers la fidélité de Dieu dans l'accomplissement de ses alliances.
La littérature sapientiale, notamment dans les Proverbes, met l'accent sur la Croissance en sagesse et en connaissance. Bien qu'elle n'utilise pas les mêmes mots de germination ou de multiplication, le thème du progrès et du développement moral et intellectuel est proéminent. Le sage est celui qui recherche la connaissance et croît dans le discernement, contrairement à l'insensé qui reste stagnant (Proverbes 1:5). Ainsi, l'Ancien Testament établit une base pour la Croissance dans diverses dimensions : physique, numérique, prophétique (messianique) et sapientiale, préparant le terrain pour une compréhension plus profonde de la Croissance spirituelle dans le Nouveau Testament. La Croissance, sous toutes ses formes, est toujours vue comme un don et une œuvre de Dieu, qui plante, arrose et fait germer.
2. La Croissance dans le Nouveau Testament et sa signification
Dans le Nouveau Testament, le concept de Croissance est principalement exprimé par le mot grec auxanō (αὐξάνω) et ses dérivés, qui signifient "croître", "augmenter" ou "faire croître". Un autre mot pertinent est prokopē (προκοπή), qui désigne "progrès", "avancement" ou "amélioration". Alors que l'Ancien Testament a établi les fondements, le Nouveau Testament élève la Croissance à une dimension spirituelle et théologique centrale, intrinsèquement liée à la personne et à l'œuvre du Christ et à la vie de l'Église.
Littéralement, auxanō est utilisé pour la Croissance physique, comme dans le cas de Jésus, qui "croissait en sagesse, en stature et en grâce devant Dieu et devant les hommes" (Luc 2:52). Ce verset est significatif, car il montre que même le Fils de Dieu, dans son humanité, a connu une Croissance progressive, servant de modèle pour l'intégralité du développement humain et spirituel. La Croissance, donc, n'est pas seulement un phénomène biologique, mais un processus global qui englobe l'intellect, le caractère et la relation avec Dieu.
Théologiquement, la Croissance dans le Nouveau Testament s'applique principalement au développement spirituel des croyants et à l'expansion de l'Église. L'apôtre Pierre exhorte les croyants à "croître dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ" (2 Pierre 3:18). Ici, la Croissance n'est pas optionnelle, mais une recherche active et continue, une réponse à la foi salvatrice. Cette Croissance en grâce et en connaissance est vitale pour éviter la stagnation et la chute, et pour approfondir la communion avec le Christ. La connaissance du Christ est dynamique et progressive, conduisant à une transformation continue du caractère.
L'Église, en tant que corps du Christ, est également appelée à vivre la Croissance. Dans Actes 6:7, nous lisons que "la parole de Dieu croissait, et le nombre des disciples se multipliait beaucoup à Jérusalem". C'est un exemple de Croissance numérique impulsée par la Croissance de la Parole, qui est la semence. Paul utilise la métaphore du corps pour décrire la Croissance de l'Église, où chaque membre contribue au développement mutuel, "croissant en toutes choses vers celui qui est le chef, Christ" (Éphésiens 4:15). La Croissance de l'Église, donc, n'est pas seulement quantitative, mais aussi qualitative, en unité et en maturité spirituelle.
La relation de la Croissance avec la personne et l'œuvre du Christ est inséparable. Le Christ est la source et le but de toute vraie Croissance. En tant que "le chemin, la vérité et la vie" (Jean 14:6), c'est lui qui nourrit et soutient la Croissance. Le Saint-Esprit est l'agent qui rend possible cette Croissance, comme Paul l'affirme dans 1 Corinthiens 3:6-7 : "J'ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître. Ainsi, ni celui qui plante ni celui qui arrose n'est quelque chose, mais Dieu qui fait croître." Cela souligne la souveraineté divine dans le processus de Croissance, bien qu'elle n'annule pas la responsabilité humaine.
Il y a une continuité claire avec l'Ancien Testament dans l'idée que Dieu est le pourvoyeur et l'auteur de la Croissance, qu'elle soit physique, numérique ou spirituelle. Cependant, le Nouveau Testament apporte une discontinuité significative en centrant la Croissance sur la personne du Christ et l'œuvre du Saint-Esprit, en mettant l'accent sur la Croissance spirituelle du croyant en sainteté et en connaissance de Dieu. L'espoir messianique d'un "Germe" qui apporterait la justice s'accomplit en Christ, et la Croissance en Christ est maintenant la réalité pour tous ceux qui croient, marquant une nouvelle ère dans la révélation divine.
3. La Croissance dans la théologie paulinienne : le fondement du salut
Dans la théologie paulinienne, la Croissance est un concept dynamique et essentiellement sotériologique, profondément lié à la doctrine du salut, qui est reçu par la grâce au moyen de la foi (Éphésiens 2:8-9). Pour Paul, la Croissance n'est pas un moyen d'obtenir le salut, mais une évidence et une conséquence naturelle de la nouvelle vie en Christ. Il contraste vigoureusement toute tentative d'atteindre la Croissance spirituelle ou la justification par les œuvres de la Loi ou le mérite humain, soulignant que le fondement de tout est l'œuvre rédemptrice du Christ.
La Croissance dans la théologie paulinienne s'inscrit dans l'ordo salutis (ordre du salut), étant une partie intégrante du processus de sanctification. Après la justification, qui est l'acte déclaratif de Dieu de nous considérer justes en Christ, le croyant s'engage dans le voyage de la sanctification, un processus continu de Croissance en sainteté et en conformité avec l'image du Christ. Paul écrit dans Philippiens 1:6 : "Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ." Cette "bonne œuvre" inclut la Croissance progressive du croyant.
L'apôtre met en garde contre la faillite de tenter de compléter le salut par la foi avec la Croissance par les œuvres, comme on le voit dans Galates 3:3 : "Êtes-vous tellement insensés? Ayant commencé par l'Esprit, voulez-vous maintenant être rendus parfaits par la chair?" Ce verset souligne que la Croissance spirituelle, tout comme la justification, est une œuvre du Saint-Esprit, et non d'un effort humain autonome. La loi, en elle-même, ne peut pas produire une vraie Croissance spirituelle, mais seulement révéler le péché et l'incapacité humaine à l'atteindre par son propre mérite (Romains 3:20).
La relation entre Croissance, justification et sanctification est cruciale. La justification nous place dans un état de justice devant Dieu, tandis que la sanctification est le processus par lequel nous sommes transformés en justice. La Croissance est la manifestation visible et progressive de cette sanctification. Dans Romains 6:19, Paul exhorte les croyants à se soumettre à la justice pour la sanctification, ce qui implique une Croissance continue dans l'obéissance et la pureté. Le but ultime de ce processus est la glorification, lorsque nous serons complètement libérés du péché et parfaitement conformés à l'image du Christ (Romains 8:30).
Paul relie aussi la Croissance à l'unité du corps du Christ. Dans Éphésiens 4:13-16, il décrit le but du ministère apostolique comme celui de conduire les croyants "à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ". Cette Croissance collective et individuelle vise à ce que nous ne soyons plus "de petits enfants, flottants et emportés par tout vent de doctrine", mais qu'en "suivant la vérité dans l'amour, nous croissions en toutes choses vers celui qui est le chef, Christ". La maturité, donc, est synonyme de Croissance et est essentielle pour la stabilité doctrinale et la vitalité spirituelle.
Les implications sotériologiques centrales de la Croissance dans la théologie paulinienne sont que le salut est une réalité qui se déroule dans la vie du croyant. Ce n'est pas un événement unique et statique, mais un processus qui commence avec la foi et culmine dans la gloire. La Croissance est la manifestation de la vie du Christ en nous, opérée par le Saint-Esprit, et est la garantie que l'œuvre de Dieu sera achevée. En tant que Calvinistes, nous reconnaissons que cette Croissance est garantie par la persévérance des saints, un don de la grâce divine qui nous permet de continuer à croître dans la foi et la sainteté jusqu'à la fin (Philippiens 1:6).
4. Aspects et types de Croissance
Le terme Croissance dans l'Écriture et la théologie réformée ne désigne pas une expérience monolithique, mais une interaction complexe de différentes manifestations et facettes qui contribuent à la maturité chrétienne. Distinguer ces aspects est crucial pour une compréhension équilibrée et pour éviter les erreurs doctrinales. La Croissance est globale, touchant divers domaines de la vie du croyant et de l'église.
L'un des aspects les plus soulignés est la Croissance dans la connaissance. Comme Pierre l'exhorte, nous devons "croître dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ" (2 Pierre 3:18). Ce n'est pas une connaissance purement intellectuelle ou académique, mais une connaissance intime et expérimentale de Dieu, qui conduit à la transformation. L'apôtre Paul prie aussi pour que les croyants "soient de plus en plus abondants en connaissance et en discernement" (Philippiens 1:9). Cette Croissance dans la connaissance est la base pour discerner la volonté de Dieu et éviter les pièges des fausses doctrines.
Parallèlement à la connaissance, il y a la Croissance dans la grâce. La grâce de Dieu n'est pas seulement le moyen par lequel nous sommes sauvés, mais aussi l'atmosphère dans laquelle nous croissons. La Croissance dans la grâce implique une dépendance toujours plus grande envers Dieu et sa bonté imméritée, résultant en humilité et gratitude. C'est une Croissance dans la compréhension de l'amour de Dieu, qui se manifeste dans le pardon et la capacitation à vivre une vie sainte. Cette Croissance dans la grâce nous éloigne du légalisme et de l'antinomisme, car nous reconnaissons que nous sommes sauvés par la grâce et habilités par la grâce à vivre une vie qui plaît à Dieu.
D'autres types de Croissance incluent :
- Croissance dans la foi : Paul félicite l'église de Thessalonique, disant que "votre foi fait de grands progrès" (2 Thessaloniciens 1:3). C'est une Croissance dans la confiance et l'assurance des promesses de Dieu, qui se manifeste dans la persévérance au milieu des épreuves.
- Croissance dans l'amour : L'amour pour les frères et pour tous les hommes est un signe vital de Croissance spirituelle. Paul prie pour que le Seigneur "vous fasse croître et abonder en amour les uns envers les autres et envers tous" (1 Thessaloniciens 3:12). L'amour est l'accomplissement de la Loi et le signe distinctif du discipulat chrétien.
- Croissance en maturité : C'est le but final de la Croissance individuelle, atteindre "la mesure de la stature parfaite du Christ" (Éphésiens 4:13). La maturité implique la stabilité, le discernement et la capacité d'enseigner et de servir les autres.
- Croissance numérique de l'Église : Bien que ce ne soit pas le seul critère, la Croissance en nombre de disciples est une manifestation de la bénédiction de Dieu et de l'efficacité de l'Évangile (Actes 2:47). Cette Croissance doit être accompagnée d'une Croissance qualitative.
Dans l'histoire de la théologie réformée, des théologiens comme Jean Calvin et Jonathan Edwards ont mis l'accent sur la Croissance comme preuve de la vraie conversion. Calvin, dans ses Institutes de la Religion Chrétienne, a soutenu que la sanctification, qui inclut la Croissance, est inséparable de la justification, toutes deux étant des parties de l'union avec Christ. Edwards, dans son œuvre Religious Affections, a décrit les marques de la vraie Croissance spirituelle comme l'intensification de l'amour envers Dieu, l'humilité et le désir de sainteté.
Il est important d'éviter les erreurs doctrinales. L'une d'elles est l'antinomisme, qui nie la nécessité de la Croissance en sainteté sous prétexte que la grâce couvre tous les péchés, menant à la passivité morale. Une autre erreur est le légalisme, qui cherche la Croissance au moyen de règles et d'efforts humains, sans dépendre de la grâce et de la puissance du Saint-Esprit. L'équilibre réformé réside dans la compréhension que la Croissance est une œuvre souveraine de Dieu (monergisme dans la justification, synergie dans la sanctification, où Dieu habilite et le croyant répond), mais qui requiert la coopération diligente du croyant.
5. La Croissance et la vie pratique du croyant
Le concept de Croissance spirituelle transcende la sphère théorique et doctrinale, se manifestant de manière vitale dans la vie pratique de chaque croyant et dans la dynamique de l'église. Ce n'est pas un luxe optionnel, mais une nécessité intrinsèque à la nouvelle vie en Christ, façonnant la piété, l'adoration et le service. La théologie réformée a toujours mis en évidence l'inséparabilité entre la doctrine correcte (orthodoxy) et la vie correcte (orthopraxy), et la Croissance est le lien qui unit ces deux dimensions.
L'application pratique de la Croissance dans la vie chrétienne implique la responsabilité personnelle et l'obéissance. Bien que la Croissance soit en dernière analyse une œuvre du Saint-Esprit (1 Corinthiens 3:6-7), le croyant n'est pas passif. Nous sommes appelés à "travailler à notre salut avec crainte et tremblement" (Philippiens 2:12), un verset qui souligne la participation active du croyant dans le processus de sanctification. Cela se traduit par une discipline spirituelle, comme la lecture et la méditation quotidiennes dans les Écriture(s) (Psaumes 1:2), la prière continuelle (1 Thessaloniciens 5:17), le jeûne, la communion avec d'autres croyants et la participation aux sacrements.
La Croissance façonne profondément la piété du croyant, qui se manifeste dans un caractère de plus en plus semblable à celui du Christ. Cela implique la mortification du péché (Colossiens 3:5) et la culture des vertus chrétiennes, comme l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi (Galates 5:22-23). Le prédicateur baptiste Charles Spurgeon exhortait fréquemment ses auditeurs à chercher une Croissance visible dans la grâce, soutenant que la vraie foi produira toujours des fruits de sainteté.
L'adoration est également impactée par la Croissance. À mesure que nous croissons en connaissance et en grâce, notre adoration devient plus profonde, plus éclairée et plus sincère. Nous adorons Dieu non seulement pour ce qu'il est, mais aussi pour ce qu'il a fait en nous, y compris l'œuvre de Croissance. Le service au prochain est un autre domaine où la Croissance se manifeste. Les croyants matures ne vivent pas pour eux-mêmes, mais utilisent leurs dons et talents pour édifier le corps du Christ et servir le monde, comme Paul l'enseigne dans Romains 12:6-8. La Croissance conduit à la fructification, et la fructification est pour la gloire de Dieu (Jean 15:8).
Pour l'église contemporaine, les implications de la Croissance sont immenses. Une église saine n'est pas seulement celle qui croît numériquement, mais, de manière cruciale, celle qui promeut la Croissance spirituelle de ses membres. Cela requiert un leadership pastoral qui enseigne fidèlement la Parole, exhorte à la sainteté et conduit le troupeau avec amour et sagesse. Le Dr Martyn Lloyd-Jones, un éminent pasteur réformé, soulignait la nécessité d'une prédication expositoire robuste comme principal moyen de promouvoir la Croissance spirituelle dans la congrégation.
Les exhortations pastorales basées sur la Croissance sont continues : "C'est pourquoi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, toujours abondants dans l'œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n'est pas vain dans le Seigneur" (1 Corinthiens 15:58). Cette exhortation à la persévérance et au service est un appel à la Croissance active. L'équilibre entre doctrine et pratique est fondamental : la doctrine nous informe sur la nature de la Croissance (elle vient de Dieu, par la grâce, en Christ), et la pratique nous conduit à la vivre (dans l'obéissance, la foi et l'amour).
En résumé, la Croissance est le voyage de toute la vie du chrétien, un pèlerinage de foi qui commence dans la régénération et culmine dans la glorification. C'est un processus divinement initié et soutenu, mais qui requiert la réponse active et diligente du croyant. En embrassant cet appel à la Croissance, nous honorons Dieu, édifions l'Église et devenons des témoins plus efficaces de la puissance transformatrice de l'Évangile dans un monde qui aspire à l'espérance et à un changement authentique.